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18 05 2013 Décollage de la Place de Céroux et survol du Brabant avec 5 montgolfières, top

P1010452 www.montgolfiere.be European Balloon Corporation -  Brabant CerouxJe ne puis résister à vous transmettre le commentaire complet d’une de nos passagers :

Leçon de vie
 
Impressions d’un passager après son premier vol en montgolfière
 
(Décollage de Céroux-Mousty, samedi 18 mai 2013)

Je connaissais bien l’aviation légère pour avoir pratiqué cela durant quelques années.

Je ne savais pas que l’expérience de la montgolfière était autre, vraiment autre.
La navigation aérienne, la météo, les altitudes, les caps, certes, ça aide.
Mais le reste est totalement différent.
Le calme absolu. Une stabilité complète. Un espace d’équilibre et de profonde méditation.
Et pourtant, cette relation au sol si proche…
Ce lieu d’observation unique en son genre.
A cinquante mètres au-dessus d’un bois, cela grouille… de bruits d’animaux cachés.
Ils perçoivent notre présence.
Un peu plus loin, le pilote nous dit : « Ici, je coupe les gaz et on se tait : sinon, les chevaux ont peur ».
Il ajoute : « Avant, au-dessus des fermes, les cochons aussi avaient peur. Les cochons étaient très sensibles au stress. Mais l’époque a changé. Maintenant, c’est fini : ils sont clonés contre le stress des transports vers les abattoirs. Ils n’ont plus peur… »
Les vaches nous regardent évasivement, évoquent une sorte de valse lente en-dessous de notre immense bulle d’air chaud.
Les chiens se plaignent. Le pilote précise que c’est à cause des infrasons ou des ultrasons que dégagent les puissants brûleurs.
Les chiens perçoivent cela à dix kilomètres de distance.
Quelques rares humains, à vingt mètres.
Un oiseau de proie (une sorte d’épervier) nous poursuit un moment. Il abandonne vite la partie face au monstre volant que nous représentons pour lui.
Le seul qui passe fièrement dans les environs, en accord par radio avec la tour de contrôle de Charleroi : un grand oiseau gris et bleu de Ryanair.
Il y a très peu de monde dans la campagne : les concentrations humaines les plus remarquables sont autour des grands magasins.
Tout au long du vol, les premiers et les seuls qui nous aperçoivent pour nous faire de grands signes d’amitié et crier leur joie : les enfants. Partout les premiers. Toujours les premiers.
Nous les entendons s’extasier et ils nous entendent répondre du haut de notre balcon volant.
L’un de ces gamins enfourche sa bicyclette et nous tient un moment en point de mire.
Le pilote précise : « Nous avançons à du 23 kilomètres / heure… »
Oui, en une heure, nous avons franchi la bagatelle de vingt-trois kilomètres à vol d’oiseau…
Vient le moment de décider de se poser.
C’est la manoeuvre qui est de loin la plus délicate.
Impérativement, nous devons être au sol à « sunset moins une », comme on dit dans le jargon des pilotes, soit une heure avant le coucher du soleil ; réglementation aérienne oblige pour les aéronefs qui volent à vue.
Premier essai : le terrain envisagé est trop court. On remet un peu de gaz. On remonte en rasant la cime des arbres.
Deuxième essai : une ligne à haute tension trop proche. Rebelote. On remonte.
Troisième essai : réussi. L’engin imposant se pose en raclant doucement le sol sur quelques mètres. A peine un petit choc.
En s’extrayant de la nacelle, on a un peu de mal à se souvenir que la terre existe.
Ce genre de vol est, au fond, une expérience complète de la nature.
L’air. Le feu. La terre. L’eau.
La géographie.
Les traces du passé et du présent.
Le monde minéral, le monde végétal, le monde animal, le monde des humains.
L’eau ?  Mais oui, les pieds dans la gadoue d’un champ, à l’atterrissage.
Mais aussi cette formidable ligne droite, invisible si l’on reste au sol, qui traverse cette campagne de bout en bout : une canalisation souterraine, sorte de pipe-line (dont le tracé est par contre bien visible d’en haut) qui conduit d’Ecaussinnes à Bruxelles pour alimenter une bonne partie de la métropole en eau potable.
Oui, belle et grande leçon de poésie aérienne, doublée d’une irremplaçable expérience vécue.
Une superbe aventure, avec diplôme et champagne à l’arrivée !
Certaines choses, décidément, se comprennent toujours mieux lorsqu’elles sont vues d’en haut, et quelques dizaines de mètres d’altitude peuvent suffire.
Une leçon de vie.
Jacques DAPOZ

European Balloon Corporation

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